PAUL JOUVE (1880-1973)

Le Grand Duc Ebouriffé, 1930

| Signée hors planche, justificatif de tirage 20/100

Eau-forte sur papier (papier jauni, taches aux angles, taches de rousseur)

| Eau forte réalisée pour l’album Paul Jouve, Éditions Appolo pour Georges Weill en 1930, sur 100 exemplaires.

| Bibliographie: Félix Marcilhac, Paul Jouve, Les Éditions de l’Amateur, Paris, 2005, lithographie référencée et reproduite p. 365 (Panthère marchant), P. 367 (Grand duc ébouriffé) et P. 377 (Sanglier au ferme).

Le jeune Jouve grandit à Paris, entre l’atelier de son père et les promenades au Jardin des Plantes et au Museum d’histoire naturelle, où il admire les animaux sauvages, les grands fauves en particulier, qu’il commence à dessiner très jeune.

Inscrit à l’École des Arts décoratifs, puis aux cours de l’École des Beaux-Arts, sa formation ressemble pourtant plutôt à celle d’un autodidacte, guidé par son père. Paul Jouve préfère dessiner seul, sur le vif, devant le sujet. Il étudie les poses et les déplacements des félins, cherchant à traduire leur extraordinaire souplesse. Dès la fin du XIXe siècle, il expose dans les Salons comme le Salon de la Société des Artistes français ou encore le Salon de la Société nationale des Beaux-Arts, et devient membre de la Société des Artistes décorateurs. Il rencontre alors les laqueurs Jean Dunand et Gaston Suisse, qui deviendra un ami proche, le sculpteur Bugatti, Marcel Bing (fils du marchand et galeriste Samuel Bing), et participe régulièrement aux expositions, présentant ses dessins animaliers au fusain et ses sculptures en bronze, bien accueillis par les critiques.

Jouve voyage beaucoup et la découverte de nombreux pays – en Afrique du Nord et en particulier l’Algérie, la Grèce, l’Indochine, l’Egypte – influence son travail, lui inspirant des scènes et des paysages d’Orient appréciés.

Déjà au sommet de son art avant 1914, les années d’après-guerre voient sa consécration. Ses talents d’illustrateurs lui valent des commandes importantes et il fournit de nombreuses planches, par exemple, pour Le Livre de la Jungle de Kipling, Le Livre des bêtes qu’on appelle sauvages de Demaison ou pour Paradis terrestres de Colette.

Paul Jouve meurt en 1973.

« Couvert de gloire et d’honneurs, commandeur de la Légion d’honneur, membre de l’Institut de France et de l’Académie royale de Belgique, représenté dans de multiples musées, tant en France qu’à l’étranger et dans de prestigieuses collections, on peut dire que Paul Jouve n’a cessé un seul jour de vivre et travailler pour le dessin, la peinture, la sculpture et la gravure du monde animal. » Félix Marcilhac

Source: Cité Internationale de la Tapisserie (Aubusson)

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